{"id":1109,"date":"2019-06-02T04:49:30","date_gmt":"2019-06-02T02:49:30","guid":{"rendered":"https:\/\/ecobrumi.fr\/?p=1109"},"modified":"2019-06-02T04:49:31","modified_gmt":"2019-06-02T02:49:31","slug":"quand-le-changement-climatique-rendra-t-il-la-terre-trop-chaude-pour-les-humains","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ecobrumi.fr\/?p=1109","title":{"rendered":"Quand le changement climatique rendra-t-il la Terre trop chaude pour les humains?"},"content":{"rendered":"<p><\/p>\n<div data-editable=\"content\" itemprop=\"articleBody\">\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj545e5og00033b5tfwfgzx9q@published\" data-word-count=\"20\"><em>Pour lire une version annot\u00e9e de cet article, comprenant des entretiens avec des scientifiques et des liens vers des lectures suppl\u00e9mentaires, cliquez sur <\/em><em>ici<\/em><em>.<\/em><\/p>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4u7eljc00013d5sfa4zjp63@published\" data-word-count=\"4\"><em>Regarder au-del\u00e0 des r\u00e9ticences scientifiques.<\/em><\/p>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq4bf00003d5swvuzdtov@published\" data-word-count=\"99\">C&#39;est, je le promets, pire que vous ne le pensez. Si votre inqui\u00e9tude face au r\u00e9chauffement climatique est domin\u00e9e par la peur de l&#39;\u00e9l\u00e9vation du niveau de la mer, vous effacez \u00e0 peine la surface de ce que la terreur est possible, m\u00eame pendant la vie d&#39;un adolescent aujourd&#39;hui. Et pourtant, les mers qui se gonflent &#8211; et les villes qu\u2019elles vont noyer &#8211; ont tellement domin\u00e9 l\u2019image du r\u00e9chauffement plan\u00e9taire et ont tellement submerg\u00e9 notre capacit\u00e9 de panique climatique qu\u2019elles ont occult\u00e9 notre perception d\u2019autres menaces, beaucoup plus proches les unes des autres. La mont\u00e9e des oc\u00e9ans est mauvaise, voire tr\u00e8s grave. mais fuir le littoral ne suffira pas.<\/p>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq4ci00013d5st3d7wbv6@published\" data-word-count=\"36\">En effet, en l&#39;absence d&#39;un ajustement significatif sur la fa\u00e7on dont des milliards d&#39;humains conduisent leurs vies, des parties de la Terre deviendront probablement inhabitables et d&#39;autres horriblement inhospitali\u00e8res, d\u00e8s la fin du si\u00e8cle.<\/p>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/ad\/instances\/cjkis4ipy000r4p6t4qjjn62a@published\" data-placeholder=\"settings\" class=\"ad vp-0-600\" data-name=\"\/4088\/Intelligencer_Mobile\" data- data-label=\"inArticleMobile\" data-site=\"Intelligencer\" id=\"ad-cid-sZw7U33X\"\/>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq4hg00073d5svxtewmht@published\" data-word-count=\"76\">M\u00eame lorsque nous nous entra\u00eenons au changement climatique, nous ne pouvons en comprendre l&#39;ampleur. Au cours de l&#39;hiver dernier, le p\u00f4le Nord a \u00e9t\u00e9 chauff\u00e9 par des journ\u00e9es \u00e0 60 et 70 degr\u00e9s plus chaudes que d&#39;habitude, faisant fondre le perg\u00e9lisol recouvrant le coffre \u00e0 graines de Svalbard en Norv\u00e8ge &#8211; une banque alimentaire mondiale surnomm\u00e9e \u00abDoomsday\u00bb, con\u00e7ue pour faire en sorte que notre agriculture survive \u00e0 toute catastrophe. qui semblait avoir \u00e9t\u00e9 inond\u00e9 par le changement climatique moins de dix ans apr\u00e8s sa construction.<\/p>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/related-stories\/instances\/cj5456qsd00003b5tqhil4nlr@published\" class=\"related-stories\" data-track-type=\"article-list\" data-track-component-title=\"Related Stories\">\n<\/aside>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq4h500043d5s6gh6sw15@published\" data-word-count=\"176\">Le coffre-fort de Doomsday est correct, pour le moment: la structure a \u00e9t\u00e9 s\u00e9curis\u00e9e et les semences sont en s\u00e9curit\u00e9. Mais traiter l&#39;\u00e9pisode comme une parabole d&#39;inondation imminente a manqu\u00e9 les informations les plus importantes. Jusqu&#39;\u00e0 r\u00e9cemment, le perg\u00e9lisol n&#39;\u00e9tait pas une pr\u00e9occupation majeure des climatologues, car, comme son nom l&#39;indique, il s&#39;agissait d&#39;un sol rest\u00e9 gel\u00e9 en permanence. Cependant, le perg\u00e9lisol arctique contient 1 800 milliards de tonnes de carbone, soit plus du double de la quantit\u00e9 actuellement en suspension dans l\u2019atmosph\u00e8re de la Terre. Lorsqu\u2019il d\u00e9g\u00e8le et qu&#39;il est lib\u00e9r\u00e9, ce carbone peut s\u2019\u00e9vaporer sous forme de m\u00e9thane, qui est 34 fois plus puissant que le dioxyde de carbone comme une couverture r\u00e9chauffant les gaz \u00e0 effet de serre, si l\u2019on en juge \u00e0 l\u2019\u00e9chelle d\u2019un si\u00e8cle; Jug\u00e9 sur une \u00e9chelle de temps de deux d\u00e9cennies, il est 86 fois plus puissant. Autrement dit, nous avons, pi\u00e9g\u00e9s dans le perg\u00e9lisol arctique, deux fois plus de carbone que n\u2019est en train de d\u00e9truire l\u2019atmosph\u00e8re de la plan\u00e8te, le tout \u00e9tant programm\u00e9 pour \u00eatre lib\u00e9r\u00e9 \u00e0 une date qui ne cesse de s\u2019\u00e9lever, en partie sous la forme d\u2019un gaz qui multiplie par 86 son pouvoir de r\u00e9chauffement.<\/p>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/ad\/instances\/cj4u5jzx8000gosy6q6jalhqt@published\" data-placeholder=\"settings\" class=\"ad vp-600-1024\" data-name=\"\/4088\/Intelligencer\" data- data-label=\"inArticleTablet\" data-site=\"Intelligencer\" id=\"ad-cid-e3rCQ7FE\"\/>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq4gp00033d5sjh309o5u@published\" data-word-count=\"119\">Peut-\u00eatre savez-vous d\u00e9j\u00e0 que &#8211; chaque jour, des nouvelles alarmantes, comme celles du mois dernier, semblaient sugg\u00e9rer des donn\u00e9es satellitaires <a href=\"https:\/\/www.carbonbrief.org\/major-correction-to-satellite-data-shows-140-faster-warming-since-1998\">montr\u00e9 que le r\u00e9chauffement du globe depuis 1998 \u00e9tait plus de deux fois plus rapide que ne le pensaient les scientifiques (en fait, l\u2019histoire sous-jacente \u00e9tait consid\u00e9rablement moins alarmante que les gros titres). Ou les nouvelles de l\u2019Antarctique en mai dernier, quand une fissure dans une banquise a augment\u00e9 de 11 milles en six jours, puis a continu\u00e9; la pause n&#39;a plus que trois milles \u00e0 parcourir &#8211; au moment o\u00f9 vous lisez ceci, elle a peut-\u00eatre d\u00e9j\u00e0 rencontr\u00e9 l&#39;eau libre, o\u00f9 elle tombera \u00e0 la mer, l&#39;un des plus grands icebergs de tous les temps, un processus connu po\u00e9tiquement comme \u00abv\u00ealage\u00bb.<\/p>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq4ge00023d5sm4dr64xv@published\" data-word-count=\"272\">Mais peu importe \u00e0 quel point vous \u00eates inform\u00e9, vous n&#39;\u00eates s\u00fbrement pas assez inquiet. Au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies, notre culture s\u2019est apocalyptique avec les films de zombies et <em>Mad Max<\/em> Les dystopies, peut-\u00eatre le r\u00e9sultat collectif de l\u2019anxi\u00e9t\u00e9 li\u00e9e au climat d\u00e9plac\u00e9, et pourtant, lorsqu\u2019il s\u2019agit de contempler les dangers du r\u00e9chauffement r\u00e9el, nous souffrons d\u2019un incroyable manque d\u2019imagination. Les raisons en sont multiples: le langage timide des probabilit\u00e9s scientifiques, que le climatologue James Hansen avait autrefois qualifi\u00e9 de \u00abr\u00e9ticence scientifique\u00bb dans un article reprochant aux scientifiques d&#39;avoir \u00e9dit\u00e9 leurs propres observations avec une telle conscience qu&#39;ils n&#39;avaient pas r\u00e9ussi \u00e0 expliquer \u00e0 quel point la menace \u00e9tait r\u00e9elle; le fait que le pays soit domin\u00e9 par un groupe de technocrates qui croient que tout probl\u00e8me peut \u00eatre r\u00e9solu et par une culture oppos\u00e9e qui ne voit m\u00eame pas le r\u00e9chauffement comme un probl\u00e8me qui m\u00e9rite d\u2019\u00eatre abord\u00e9; la mani\u00e8re dont le n\u00e9gationnisme climatique a rendu les scientifiques encore plus prudents en offrant des avertissements sp\u00e9culatifs; la simple vitesse du changement et aussi sa lenteur, de sorte que nous ne voyons plus que les effets du r\u00e9chauffement des derni\u00e8res d\u00e9cennies; notre incertitude \u00e0 propos de l&#39;incertitude, que le climatologue, Naomi Oreskes en particulier, a sugg\u00e9r\u00e9 de nous emp\u00eacher de nous pr\u00e9parer comme si rien de pire qu&#39;une issue m\u00e9diane n&#39;\u00e9tait possible; la fa\u00e7on dont nous pensons que le changement climatique sera le plus durement touch\u00e9 ailleurs, pas partout; la petitesse (deux degr\u00e9s) et la grosseur (1 800 milliards de tonnes) et l&#39;abstrait (400 parties par million) des nombres; l&#39;inconfort de consid\u00e9rer un probl\u00e8me tr\u00e8s difficile, voire impossible, \u00e0 r\u00e9soudre; l&#39;ampleur tout \u00e0 fait incompr\u00e9hensible de ce probl\u00e8me, qui \u00e9quivaut \u00e0 la perspective de notre propre annihilation; simple peur. Mais l&#39;aversion d\u00e9coulant de la peur est aussi une forme de d\u00e9ni.<\/p>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/ad\/instances\/cjkis4ipy000r4p6t4qjjn62a@published\" data-placeholder=\"settings\" class=\"ad vp-0-600\" data-name=\"\/4088\/Intelligencer_Mobile\" data- data-label=\"inArticleMobile\" data-site=\"Intelligencer\" id=\"ad-cid-Va04gpCG\"\/>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/ad\/instances\/cj4u5jzx8000gosy6q6jalhqt@published\" data-placeholder=\"settings\" class=\"ad vp-600-1024\" data-name=\"\/4088\/Intelligencer\" data- data-label=\"inArticleTablet\" data-site=\"Intelligencer\" id=\"ad-cid-MyOz92Fp\"\/>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq4hc00063d5s95teh31j@published\" data-word-count=\"126\">La science elle-m\u00eame se situe entre la r\u00e9ticence scientifique et la science-fiction. Cet article est le r\u00e9sultat de dizaines d\u2019interviews et d\u2019\u00e9changes avec des climatologues et des chercheurs de domaines apparent\u00e9s. Il contient des centaines d\u2019articles scientifiques sur le changement climatique. Ce qui suit n\u2019est pas une s\u00e9rie de pr\u00e9dictions de ce qui va se passer &#8211; elles seront d\u00e9termin\u00e9es en grande partie par la science beaucoup moins certaine de la r\u00e9ponse humaine. Au lieu de cela, il s&#39;agit d&#39;un portrait de notre meilleure compr\u00e9hension de la direction prise par la plan\u00e8te en l&#39;absence d&#39;action agressive. Il est peu probable que tous ces sc\u00e9narios de r\u00e9chauffement se r\u00e9alisent pleinement, en grande partie parce que la d\u00e9vastation en cours de route \u00e9branlera notre complaisance. Mais ces sc\u00e9narios, et non le climat actuel, constituent la base. En fait, ils sont notre horaire.<\/p>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/related-stories\/instances\/cj4zqqmg400003d5smv0wvjw3@published\" class=\"related-stories\" data-track-type=\"article-list\" data-track-component-title=\"Related Stories\">\n<\/aside>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq4ha00053d5sdpntb4mq@published\" data-word-count=\"285\">Le temps pr\u00e9sent du changement climatique &#8211; la destruction que nous avons d\u00e9j\u00e0 provoqu\u00e9e dans notre avenir &#8211; est assez horrible. La plupart des gens parlent comme si Miami et le Bangladesh avaient encore une chance de survivre. la plupart des scientifiques \u00e0 qui j&#39;ai parl\u00e9 pensent que nous allons les perdre d&#39;ici un si\u00e8cle, m\u00eame si nous cessons de br\u00fbler des combustibles fossiles au cours de la prochaine d\u00e9cennie. Deux degr\u00e9s de r\u00e9chauffement \u00e9taient consid\u00e9r\u00e9s comme le seuil de la catastrophe: des dizaines de millions de r\u00e9fugi\u00e9s climatiques se sont d\u00e9cha\u00een\u00e9s dans un monde non pr\u00e9par\u00e9. Notre objectif est maintenant d&#39;obtenir deux degr\u00e9s, conform\u00e9ment aux accords de Paris sur le climat, et les experts ne nous donnent que de faibles chances de l&#39;atteindre. Le Groupe d\u2019experts intergouvernemental des Nations Unies sur les changements climatiques publie des rapports de s\u00e9rie, souvent appel\u00e9s \u00abl\u2019\u00e9talon-or\u00bb de la recherche climatologique; le plus r\u00e9cent nous pr\u00e9voit d&#39;atteindre un r\u00e9chauffement de quatre degr\u00e9s d&#39;ici le d\u00e9but du si\u00e8cle prochain, si nous maintenions le cap actuel. Mais ce n\u2019est qu\u2019une projection m\u00e9diane. La partie sup\u00e9rieure de la courbe de probabilit\u00e9 va jusqu&#39;\u00e0 huit degr\u00e9s &#8211; et les auteurs ne savent toujours pas comment g\u00e9rer cette fonte de perg\u00e9lisol. Les rapports du GIEC ne tiennent pas non plus pleinement compte de l\u2019effet alb\u00e9do (moins de glace signifie moins de lumi\u00e8re solaire r\u00e9fl\u00e9chie et absorb\u00e9e, donc plus de r\u00e9chauffement); plus de couverture nuageuse (qui pi\u00e8ge la chaleur); ou le d\u00e9p\u00e9rissement des for\u00eats et autres flores (qui extraient le carbone de l&#39;atmosph\u00e8re). Chacune de ces promesses d&#39;acc\u00e9l\u00e9ration du r\u00e9chauffement, et l&#39;histoire de la plan\u00e8te montre que la temp\u00e9rature peut changer jusqu&#39;\u00e0 cinq degr\u00e9s Celsius en treize ans. La derni\u00e8re fois que la plan\u00e8te avait m\u00eame fait quatre degr\u00e9s de plus, indique Peter Brannen dans <em>Les fins du monde<\/em>, sa nouvelle histoire des principaux \u00e9v\u00e9nements d\u2019extinction de la plan\u00e8te, les oc\u00e9ans \u00e9taient plus hauts de plusieurs centaines de pieds. *<\/p>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/ad\/instances\/cj4u5jzx8000gosy6q6jalhqt@published\" data-placeholder=\"settings\" class=\"ad vp-600-1024\" data-name=\"\/4088\/Intelligencer\" data- data-label=\"inArticleTablet\" data-site=\"Intelligencer\" id=\"ad-cid-VXSaisey\"\/>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/ad\/instances\/cj4u5jzx8000dosy6hbk3srk2@published\" data-placeholder=\"settings\" class=\"ad vp-1024-plus\" data-name=\"\/4088\/Intelligencer\" data- data-label=\"outStreamDesktop\" data-site=\"Intelligencer\" id=\"ad-cid-X5SEmbJi\"\/>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq4l500083d5s6eggor60@published\" data-word-count=\"280\">La Terre a connu cinq extinctions de masse avant celle que nous vivons actuellement. Chacune d&#39;elles a \u00e9t\u00e9 un effacement complet de l&#39;historique de l&#39;\u00e9volution, elle a fonctionn\u00e9 comme une r\u00e9initialisation de l&#39;horloge plan\u00e9taire, et de nombreux climatologues vous diront qu&#39;ils sont les meilleurs analogues pour l\u2019avenir \u00e9cologique dans lequel nous nous plongons. \u00c0 moins que vous ne soyez un adolescent, vous avez probablement lu dans vos manuels de lyc\u00e9e que ces extinctions \u00e9taient le r\u00e9sultat d&#39;ast\u00e9ro\u00efdes. En fait, tous, sauf celui qui a tu\u00e9 les dinosaures, ont \u00e9t\u00e9 caus\u00e9s par les changements climatiques produits par les gaz \u00e0 effet de serre. Le plus notoire \u00e9tait il y a 252 millions d&#39;ann\u00e9es; cela a commenc\u00e9 lorsque le carbone a r\u00e9chauff\u00e9 la plan\u00e8te de cinq degr\u00e9s, s&#39;est acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 lorsque ce r\u00e9chauffement a d\u00e9clench\u00e9 la lib\u00e9ration de m\u00e9thane dans l&#39;Arctique, et s&#39;est achev\u00e9 avec 97% de toutes les vies sur Terre. Nous ajoutons actuellement du carbone \u00e0 l&#39;atmosph\u00e8re \u00e0 un rythme consid\u00e9rablement plus rapide; selon la plupart des estimations, au moins dix fois plus vite. Le taux s&#39;acc\u00e9l\u00e8re. C\u2019est ce que Stephen Hawking avait \u00e0 l\u2019esprit lorsque <a href=\"http:\/\/www.telegraph.co.uk\/science\/2017\/05\/02\/tomorrows-world-returns-bbc-startling-warning-stephen-hawking\/\">il a dit, ce printemps, que l&#39;esp\u00e8ce a besoin de coloniser d&#39;autres plan\u00e8tes au si\u00e8cle prochain pour survivre, et ce qui a pouss\u00e9 Elon Musk, le mois dernier, \u00e0 d\u00e9voiler son projet de construire un habitat sur Mars d&#39;ici 40 \u00e0 100 ans. Ce sont des non-sp\u00e9cialistes, bien s\u00fbr, et probablement aussi enclins \u00e0 une panique irrationnelle que vous ou moi. Mais les nombreux scientifiques \u00e0 l&#39;esprit sobre que j&#39;ai interrog\u00e9s au cours des derniers mois &#8211; les plus accr\u00e9dit\u00e9s et les plus titr\u00e9s sur le terrain, peu enclins \u00e0 l&#39;alarmisme et de nombreux conseillers du GIEC qui critiquent n\u00e9anmoins son conservatisme &#8211; sont parvenus \u00e0 une conclusion apocalyptique: un programme plausible de r\u00e9duction des \u00e9missions ne peut \u00e0 lui seul pr\u00e9venir un d\u00e9sastre climatique.<\/p>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/related-stories\/instances\/cj4wvd4x200063j5saop1ewar@published\" class=\"related-stories\" data-track-type=\"article-list\" data-track-component-title=\"Related Stories\">\n<\/aside>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq5ch000m3d5szxpq9deq@published\" data-word-count=\"172\">Au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies, le terme \u00abanthropoc\u00e8ne\u00bb est sorti du discours acad\u00e9mique pour entrer dans l\u2019imaginaire populaire &#8211; un nom donn\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e8re g\u00e9ologique dans laquelle nous vivons et un moyen de signaler qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une nouvelle \u00e8re d\u00e9finie tableau mural de l&#39;histoire profonde par l&#39;intervention humaine. Un probl\u00e8me avec le terme est qu&#39;il implique une conqu\u00eate de la nature (et m\u00eame fait \u00e9cho au \u00abdominion\u00bb biblique). Et aussi optimiste que vous puissiez \u00eatre au sujet de la proposition selon laquelle nous avons d\u00e9j\u00e0 ravag\u00e9 le monde naturel, ce que nous avons s\u00fbrement, il est tout \u00e0 fait autre que de consid\u00e9rer la possibilit\u00e9 que nous ne l\u2019avions que provoqu\u00e9, en \u00e9laborant d\u2019abord dans l\u2019ignorance, puis dans la n\u00e9gation d\u2019un syst\u00e8me climatique. cela va maintenant nous faire la guerre pendant plusieurs si\u00e8cles, peut-\u00eatre jusqu&#39;\u00e0 ce qu&#39;il nous d\u00e9truise. C&#39;est ce que Wallace Smith Broecker, oc\u00e9anographe professionnel qui a invent\u00e9 le terme de \u00abr\u00e9chauffement de la plan\u00e8te\u00bb, veut dire quand il qualifie la plan\u00e8te de \u00abb\u00eate f\u00e2ch\u00e9e\u00bb. Vous pouvez \u00e9galement utiliser la \u00abmachine de guerre\u00bb. Chaque jour, nous l&#39;armons davantage.<\/p>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/ad\/instances\/cjkis4ipy000r4p6t4qjjn62a@published\" data-placeholder=\"settings\" class=\"ad vp-0-600\" data-name=\"\/4088\/Intelligencer_Mobile\" data- data-label=\"inArticleMobile\" data-site=\"Intelligencer\" id=\"ad-cid-u5gKuVm5\"\/>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/ad\/instances\/cj4u5jzx8000gosy6q6jalhqt@published\" data-placeholder=\"settings\" class=\"ad vp-600-1024\" data-name=\"\/4088\/Intelligencer\" data- data-label=\"inArticleTablet\" data-site=\"Intelligencer\" id=\"ad-cid-NgzJhVbk\"\/>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq5da000n3d5scaoehmr4@published\" data-word-count=\"5\"><em>Le bahraining de New York.<\/em><\/p>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq5db000o3d5seo7xz7wz@published\" data-word-count=\"124\">Les humains, comme tous les mammif\u00e8res, sont des moteurs thermiques; survivre signifie devoir continuellement se calmer, comme des chiens haletants. Pour cela, la temp\u00e9rature doit \u00eatre suffisamment basse pour que l\u2019air puisse agir comme une sorte de r\u00e9frig\u00e9rant, puisant la chaleur de la peau pour que le moteur puisse continuer \u00e0 pomper. \u00c0 sept degr\u00e9s de r\u00e9chauffement, cela deviendrait impossible pour de grandes parties de la bande \u00e9quatoriale de la plan\u00e8te, et en particulier sous les tropiques, o\u00f9 l\u2019humidit\u00e9 aggrave le probl\u00e8me; Dans les jungles du Costa Rica, par exemple, o\u00f9 l\u2019humidit\u00e9 d\u00e9passe r\u00e9guli\u00e8rement les 90%, se d\u00e9placer \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur quand il fait plus de 22 \u00b0 C serait mortel. Et l&#39;effet serait rapide: en quelques heures, un corps humain serait cuit \u00e0 mort \u00e0 la fois de l&#39;int\u00e9rieur et de l&#39;ext\u00e9rieur.<\/p>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/ad\/instances\/cjkis4ipy000r4p6t4qjjn62a@published\" data-placeholder=\"settings\" class=\"ad vp-0-600\" data-name=\"\/4088\/Intelligencer_Mobile\" data- data-label=\"inArticleMobile\" data-site=\"Intelligencer\" id=\"ad-cid-xWwx80R3\"\/>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq4m5000a3d5sjkitw7d2@published\" data-word-count=\"185\">Les sceptiques face aux changements climatiques soulignent que la plan\u00e8te s&#39;est r\u00e9chauff\u00e9e et refroidie plusieurs fois auparavant, mais la fen\u00eatre climatique qui a permis la vie humaine est tr\u00e8s \u00e9troite, m\u00eame selon les normes de l&#39;histoire de la plan\u00e8te. \u00c0 11 ou 12 degr\u00e9s de r\u00e9chauffement, plus de la moiti\u00e9 de la population mondiale, telle que r\u00e9partie aujourd\u2019hui, mourrait de chaleur directe. Il est presque certain que les choses n\u2019auront pas si chaud au cours de ce si\u00e8cle, bien que les mod\u00e8les d\u2019\u00e9mission non att\u00e9nu\u00e9s nous conduisent aussi loin. Ce si\u00e8cle, et particuli\u00e8rement sous les tropiques, les points douloureux se pinceront beaucoup plus rapidement, m\u00eame si une augmentation de sept degr\u00e9s. Le facteur cl\u00e9 est ce qu\u2019on appelle la temp\u00e9rature de thermom\u00e8tre mouill\u00e9, qui est un terme de mesure utilis\u00e9 comme kit trousse de laboratoire \u00e0 domicile: la chaleur enregistr\u00e9e sur un thermom\u00e8tre envelopp\u00e9 dans une chaussette humide alors qu\u2019elle pivote dans l\u2019air (puisque l\u2019humidit\u00e9 s\u2019\u00e9vapore). d&#39;une chaussette plus rapidement dans l&#39;air sec, ce chiffre refl\u00e8te \u00e0 la fois la chaleur et l&#39;humidit\u00e9). \u00c0 l\u2019heure actuelle, la plupart des r\u00e9gions atteignent un maximum de 26 ou 27 degr\u00e9s Celsius pour le thermom\u00e8tre mouill\u00e9; la ligne rouge v\u00e9ritable pour l&#39;habitabilit\u00e9 est de 35 degr\u00e9s. Ce qu&#39;on appelle le stress thermique vient beaucoup plus t\u00f4t.<\/p>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/related-stories\/instances\/cj52qrdqm00003b5tz7rghdp4@published\" class=\"related-stories\" data-track-type=\"article-list\" data-track-component-title=\"Related Stories\">\n<\/aside>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq4pn000b3d5smlpkbk45@published\" data-word-count=\"365\">En fait, nous y sommes d\u00e9j\u00e0. Depuis 1980, le nombre d&#39;endroits soumis \u00e0 une chaleur dangereuse ou extr\u00eame a \u00e9t\u00e9 multipli\u00e9 par 50. une plus grande augmentation est \u00e0 venir. Les cinq \u00e9t\u00e9s les plus chauds en Europe depuis 1500 ont tous eu lieu depuis 2002, et le GIEC le pr\u00e9vient bient\u00f4t: le simple fait de passer du temps \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur \u00e0 cette p\u00e9riode de l\u2019ann\u00e9e sera n\u00e9faste pour la plus grande partie du globe. M\u00eame si nous atteignons les objectifs de Paris d&#39;un r\u00e9chauffement de deux degr\u00e9s, des villes comme Karachi et Kolkata deviendront presque inhabitables, rencontrant chaque ann\u00e9e des vagues de chaleur mortelles comme celles qui les ont paralys\u00e9es en 2015. \u00c0 quatre degr\u00e9s, la vague de chaleur europ\u00e9enne meurtri\u00e8re de 2003, qui a tu\u00e9 jusqu&#39;\u00e0 2000 personnes par jour sera un \u00e9t\u00e9 normal. \u00c0 six heures, selon une \u00e9valuation centr\u00e9e uniquement sur les effets de l&#39;administration nationale oc\u00e9anique et atmosph\u00e9rique aux \u00c9tats-Unis, il serait impossible de trouver une main-d&#39;oeuvre estivale dans la basse vall\u00e9e du Mississippi, et tous les habitants du pays \u00e0 l&#39;est des Rocheuses seraient expos\u00e9s \u00e0 une chaleur accrue. stress que quiconque, n&#39;importe o\u00f9, dans le monde d&#39;aujourd&#39;hui. Comme Joseph Romm l&#39;a mis dans son guide faisant autorit\u00e9 <em>Changement climatique: ce que tout le monde a besoin de savoir<\/em><em>,<\/em> Le stress thermique \u00e0 New York d\u00e9passerait celui du Bahre\u00efn actuel, l&#39;un des points les plus chauds de la plan\u00e8te, et la temp\u00e9rature \u00e0 Bahre\u00efn \u00abinduirait une hyperthermie m\u00eame chez les humains endormis\u00bb. L&#39;estimation de pointe du GIEC, rappelez-vous, est de deux degr\u00e9s plus chaude. encore. Selon la Banque mondiale, d&#39;ici la fin du si\u00e8cle, les mois les plus froids d&#39;Am\u00e9rique latine, l&#39;Afrique et le Pacifique seront probablement plus chauds que les mois les plus chauds de la fin du XXe si\u00e8cle. La climatisation peut aider mais ne fera qu\u2019ajouter au probl\u00e8me du carbone; De plus, mis \u00e0 part les centres commerciaux des \u00e9mirats arabes \u00e0 climat contr\u00f4l\u00e9, il n&#39;est pas plausible de climatiser en gros toutes les r\u00e9gions les plus chaudes du monde, dont beaucoup sont \u00e9galement les plus pauvres. Et de fait, la crise sera particuli\u00e8rement dramatique au Moyen-Orient et dans le golfe Persique, o\u00f9, en 2015, l&#39;indice de chaleur atteignait des temp\u00e9ratures atteignant 163 degr\u00e9s Fahrenheit. Dans quelques d\u00e9cennies \u00e0 peine, le hadj deviendra physiquement impossible pour les 2 millions de musulmans qui font le p\u00e8lerinage chaque ann\u00e9e.<\/p>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/ad\/instances\/cjkis4ipy000r4p6t4qjjn62a@published\" data-placeholder=\"settings\" class=\"ad vp-0-600\" data-name=\"\/4088\/Intelligencer_Mobile\" data- data-label=\"inArticleMobile\" data-site=\"Intelligencer\" id=\"ad-cid-x4kFROyW\"\/>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/ad\/instances\/cj4u5jzx8000gosy6q6jalhqt@published\" data-placeholder=\"settings\" class=\"ad vp-600-1024\" data-name=\"\/4088\/Intelligencer\" data- data-label=\"inArticleTablet\" data-site=\"Intelligencer\" id=\"ad-cid-gDh7MVrr\"\/>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq4xw000h3d5sqezbpycx@published\" data-word-count=\"125\">Ce n&#39;est pas seulement le Hajj, et ce n&#39;est pas seulement la Mecque; la chaleur nous tue d\u00e9j\u00e0. Dans la r\u00e9gion de la canne \u00e0 sucre d&#39;El Salvador, jusqu&#39;\u00e0 un cinqui\u00e8me de la population souffre de n\u00e9phropathie chronique, dont plus du quart des hommes, le r\u00e9sultat pr\u00e9sum\u00e9 de la d\u00e9shydratation r\u00e9sultant de l&#39;exploitation des champs qu&#39;ils ont pu r\u00e9colter confortablement il y a deux d\u00e9cennies depuis. Avec la dialyse, qui co\u00fbte cher, les personnes souffrant d&#39;insuffisance r\u00e9nale peuvent esp\u00e9rer vivre cinq ans; sans cela, l&#39;esp\u00e9rance de vie est dans les semaines. Bien s\u00fbr, le stress thermique promet de nous frapper dans des endroits autres que nos reins. Tandis que je tape cette phrase, dans le d\u00e9sert californien \u00e0 la mi-juin, il fait 121 degr\u00e9s devant ma porte. Ce n&#39;est pas un record.<\/p>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq4t3000d3d5swfljp7ib@published\" data-word-count=\"6\"><em>Prier pour les champs de ma\u00efs dans la toundra.<\/em><\/p>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq4tp000e3d5snu0ynctv@published\" data-word-count=\"109\">Les climats varient et les plantes varient, mais la r\u00e8gle de base pour les cultures de c\u00e9r\u00e9ales de base cultiv\u00e9es \u00e0 une temp\u00e9rature optimale est que, pour chaque degr\u00e9 de r\u00e9chauffement, les rendements baissent de 10%. Certaines estimations vont jusqu&#39;\u00e0 15 voire 17%. Ce qui signifie que si la plan\u00e8te a un r\u00e9chauffement de 5 degr\u00e9s \u00e0 la fin du si\u00e8cle, nous aurons jusqu&#39;\u00e0 50% de personnes en plus \u00e0 nourrir et 50% de c\u00e9r\u00e9ales en moins \u00e0 leur donner. Et les prot\u00e9ines sont pires: il faut 16 calories de grain pour produire une seule calorie de viande de hamburger, d\u00e9pec\u00e9e d&#39;une vache qui a pass\u00e9 sa vie \u00e0 polluer le climat avec des pets de m\u00e9thane.<\/p>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq4wi000f3d5smx5jevya@published\" data-word-count=\"131\">Les physiologistes des plantes de Pollyannaish feront remarquer que les calculs concernant les cultures de c\u00e9r\u00e9ales ne s&#39;appliquent qu&#39;aux r\u00e9gions d\u00e9j\u00e0 \u00e0 la temp\u00e9rature de croissance maximale, et ils ont raison. <a\/><a\/><a>&#8211; th\u00e9oriquement, un climat plus chaud facilitera la culture du ma\u00efs au Groenland. Mais comme le montrent les travaux pionniers de Rosamond Naylor et David Battisti, les tropiques sont d\u00e9j\u00e0 trop chauds pour permettre la production de c\u00e9r\u00e9ales de mani\u00e8re efficace, et les endroits o\u00f9 les c\u00e9r\u00e9ales sont produites aujourd&#39;hui sont d\u00e9j\u00e0 \u00e0 une temp\u00e9rature de croissance optimale &#8211; ce qui signifie qu&#39;un simple r\u00e9chauffement les fera baisser la pente de la baisse de productivit\u00e9. Et vous ne pouvez pas facilement d\u00e9placer les terres cultiv\u00e9es vers le nord sur quelques centaines de kilom\u00e8tres, car les rendements dans des r\u00e9gions \u00e9loign\u00e9es comme le Canada et la Russie sont limit\u00e9s par la qualit\u00e9 des sols; Il faut plusieurs si\u00e8cles \u00e0 la plan\u00e8te pour produire une salet\u00e9 extr\u00eamement fertile.<\/p>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq4xb000g3d5s9892bdlc@published\" data-word-count=\"195\">La s\u00e9cheresse pourrait \u00eatre un probl\u00e8me encore plus grave que la chaleur, certaines des terres les plus arables du monde devenant rapidement d\u00e9sertiques. Il est notoirement difficile de mod\u00e9liser les pr\u00e9cipitations, mais les pr\u00e9visions pour la fin du si\u00e8cle sont g\u00e9n\u00e9ralement unanimes: des s\u00e9cheresses sans pr\u00e9c\u00e9dent surviennent presque partout o\u00f9 la nourriture est produite aujourd&#39;hui. D&#39;ici 2080, sans r\u00e9duction dramatique des \u00e9missions, le sud de l&#39;Europe conna\u00eetra une s\u00e9cheresse extr\u00eame permanente, bien pire que ne l&#39;a jamais \u00e9t\u00e9 le d\u00e9poussi\u00e9reur am\u00e9ricain. Il en ira de m\u00eame en Iraq, en Syrie et dans la majeure partie du Moyen-Orient. certaines des r\u00e9gions les plus dens\u00e9ment peupl\u00e9es d\u2019Australie, d\u2019Afrique et d\u2019Am\u00e9rique du Sud; et les r\u00e9gions de paniers \u00e0 pain de la Chine. Aucun de ces endroits, qui fournissent aujourd\u2019hui une grande partie de la nourriture mondiale, ne sera une source fiable. En ce qui concerne le d\u00e9poussi\u00e9reur original: les s\u00e9cheresses dans les plaines am\u00e9ricaines et le sud-ouest ne seraient pas seulement pires que dans les ann\u00e9es 1930, selon une \u00e9tude men\u00e9e en 2015 par la NASA <a href=\"https:\/\/www.nasa.gov\/press\/2015\/february\/nasa-study-finds-carbon-emissions-could-dramatically-increase-risk-of-us\">pr\u00e9dit, mais pire que toutes les s\u00e9cheresses des mille derni\u00e8res ann\u00e9es &#8211; et notamment celles qui ont frapp\u00e9 entre 11 h et 13 h, qui \u00abont ass\u00e9ch\u00e9 toutes les rivi\u00e8res \u00e0 l\u2019est des montagnes de la Sierra Nevada\u00bb et sont peut-\u00eatre \u00e0 l\u2019origine de la mort de la civilisation Anasazi.<\/p>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/ad\/instances\/cjkis4ipy000r4p6t4qjjn62a@published\" data-placeholder=\"settings\" class=\"ad vp-0-600\" data-name=\"\/4088\/Intelligencer_Mobile\" data- data-label=\"inArticleMobile\" data-site=\"Intelligencer\" id=\"ad-cid-deLrHfZj\"\/>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq504000i3d5spzen255v@published\" data-word-count=\"69\">N&#39;oubliez pas que nous ne vivons pas dans un monde sans faim. Loin de l\u00e0: la plupart des estimations estiment \u00e0 800 millions le nombre de personnes sous-aliment\u00e9es dans le monde. Au cas o\u00f9 vous ne l\u2019auriez pas entendu, ce printemps a d\u00e9j\u00e0 entra\u00een\u00e9 une famine quadruple sans pr\u00e9c\u00e9dent en Afrique et au Moyen-Orient; Le Royaume-Uni a averti que des \u00e9v\u00e9nements de famine distincts en Somalie, au Sud-Soudan, au Nig\u00e9ria et au Y\u00e9men pourraient faire 20 millions de morts cette ann\u00e9e seulement.<\/p>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq5to00143d5s8f56falj@published\" data-word-count=\"7\"><em>Que se passe-t-il quand la glace bubonique fond?<\/em><\/p>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq53q000j3d5s1ht2jgco@published\" data-word-count=\"114\">Le rock, au bon endroit, est un r\u00e9cit d\u2019histoire plan\u00e9taire, des \u00e8res aussi longues que des millions d\u2019ann\u00e9es transform\u00e9es en strates par des forces du temps g\u00e9ologique d\u2019une amplitude de quelques centim\u00e8tres, voire de quelques centim\u00e8tres. La glace fonctionne \u00e9galement de cette mani\u00e8re, en tant que registre du climat, mais c\u2019est aussi une histoire fig\u00e9e, dont certaines peuvent \u00eatre r\u00e9anim\u00e9es une fois d\u00e9gel\u00e9es. Il existe \u00e0 pr\u00e9sent, pi\u00e9g\u00e9s dans la glace arctique, des maladies qui ne circulent pas dans l\u2019air depuis des millions d\u2019ann\u00e9es &#8211; dans certains cas, m\u00eame avant que l\u2019\u00eatre humain ne les rencontre. Ce qui signifie que notre syst\u00e8me immunitaire n&#39;aurait aucune id\u00e9e de la fa\u00e7on dont nous pourrions nous d\u00e9fendre lorsque ces fl\u00e9aux pr\u00e9historiques sortiraient de la glace.<\/p>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/ad\/instances\/cj4u5jzx8000gosy6q6jalhqt@published\" data-placeholder=\"settings\" class=\"ad vp-600-1024\" data-name=\"\/4088\/Intelligencer\" data- data-label=\"inArticleTablet\" data-site=\"Intelligencer\" id=\"ad-cid-UubEA4aE\"\/>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq57w000k3d5suqsm3hg4@published\" data-word-count=\"103\">L&#39;Arctique stocke \u00e9galement des insectes terrifiants plus r\u00e9cents. D\u00e9j\u00e0, en Alaska, des chercheurs ont d\u00e9couvert des vestiges de la grippe de 1918, qui ont infect\u00e9 jusqu&#39;\u00e0 500 millions de personnes et tu\u00e9 jusqu&#39;\u00e0 100 millions de personnes &#8211; environ 5% de la population mondiale et pr\u00e8s de six fois plus que celle qui \u00e9tait morte au cours de la guerre. la pand\u00e9mie a \u00e9t\u00e9 une sorte de pierre angulaire macabre. Comme la BBC <a href=\"http:\/\/www.bbc.com\/earth\/story\/20170504-there-are-diseases-hidden-in-ice-and-they-are-waking-up\">Selon des scientifiques, en mai, des scientifiques soup\u00e7onnent la variole et la peste bubonique de s\u2019infiltrer dans la glace sib\u00e9rienne &#8211; une histoire abr\u00e9g\u00e9e de maladie humaine d\u00e9vastatrice, laiss\u00e9e de c\u00f4t\u00e9 comme une salade aux \u0153ufs sous le soleil de l\u2019Arctique.<\/p>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq5by000l3d5sjuqx0zdf@published\" data-word-count=\"121\">Les experts avertissent que bon nombre de ces organismes ne survivront pas r\u00e9ellement au d\u00e9gel et soulignent les conditions de laboratoire fastidieuses dans lesquelles ils ont d\u00e9j\u00e0 r\u00e9anim\u00e9 plusieurs d\u2019entre eux &#8211; la bact\u00e9rie \u00abextr\u00e9mophile\u00bb, vieille de 32 000 ans, a repris vie en 2005, soit 8 millions d\u2019ann\u00e9es. &#8211; un vieux virus ramen\u00e9 \u00e0 la vie en 2007, un scientifique de Russie \u00e2g\u00e9 de 3,5 millions d\u2019ann\u00e9es s\u2019est auto-inject\u00e9 par curiosit\u00e9 &#8211; pour sugg\u00e9rer que ce sont des conditions n\u00e9cessaires au retour de fl\u00e9aux aussi anciens. Mais d\u00e9j\u00e0 l&#39;ann\u00e9e derni\u00e8re, un gar\u00e7on a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 et 20 autres personnes ont \u00e9t\u00e9 infect\u00e9es par le charbon, lors du retrait du perg\u00e9lisol, lors de la retraite du perg\u00e9lisol, de la carcasse gel\u00e9e d&#39;un renne tu\u00e9 par la bact\u00e9rie au moins 75 ans plus t\u00f4t. 2 000 rennes actuels ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 infect\u00e9s, transportant et propageant la maladie au-del\u00e0 de la toundra.<\/p>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq5fp000p3d5s2oyty8k6@published\" data-word-count=\"125\">Ce qui pr\u00e9occupe davantage les \u00e9pid\u00e9miologistes que les maladies anciennes, ce sont les fl\u00e9aux existants d\u00e9plac\u00e9s, rec\u00e2bl\u00e9s, voire r\u00e9-\u00e9volu\u00e9s par le r\u00e9chauffement. Le premier effet est g\u00e9ographique. Avant le d\u00e9but de la p\u00e9riode moderne, lorsque les voiliers aventuriers ont acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 le m\u00e9lange des peuples et de leurs insectes, la province humaine \u00e9tait un rempart contre la pand\u00e9mie. Aujourd&#39;hui, malgr\u00e9 la mondialisation et l&#39;\u00e9norme brassage des populations humaines, nos \u00e9cosyst\u00e8mes sont pour la plupart stables, ce qui constitue une autre limite, mais le r\u00e9chauffement climatique va brouiller ces \u00e9cosyst\u00e8mes et aider les maladies \u00e0 franchir ces limites aussi s\u00fbrement que l&#39;a fait Cort\u00e9s. Vous ne vous inqui\u00e9tez pas beaucoup de la dengue ou du paludisme si vous vivez dans le Maine ou en France. Mais comme les tropiques se dirigent vers le nord et que les moustiques migrent avec eux, vous le ferez. Vous ne vous inqui\u00e9tiez pas beaucoup pour Zika il y a quelques ann\u00e9es non plus.<\/p>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/ad\/instances\/cj4u5jzx8000gosy6q6jalhqt@published\" data-placeholder=\"settings\" class=\"ad vp-600-1024\" data-name=\"\/4088\/Intelligencer\" data- data-label=\"inArticleTablet\" data-site=\"Intelligencer\" id=\"ad-cid-auZlJTuR\"\/>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq5fz000q3d5srnx2pje8@published\" data-word-count=\"125\">Comme \u00e7a arrive, <a href=\"http:\/\/nymag.com\/scienceofus\/2016\/02\/zika-virus-gmo-mosquitoes.html\">Zika peut \u00e9galement \u00eatre un bon mod\u00e8le du deuxi\u00e8me effet inqui\u00e9tant &#8211; la mutation de la maladie. L\u2019une des raisons pour lesquelles vous n\u2019aviez pas entendu parler de Zika jusqu\u2019\u00e0 r\u00e9cemment, c\u2019est qu\u2019elle avait \u00e9t\u00e9 pi\u00e9g\u00e9e en Ouganda; un autre est qu\u2019il n\u2019a pas sembl\u00e9, jusqu\u2019\u00e0 r\u00e9cemment, causer des anomalies cong\u00e9nitales. Les scientifiques ne comprennent toujours pas tout \u00e0 fait ce qui s\u2019est pass\u00e9 ou ce qu\u2019ils ont oubli\u00e9. Nous savons cependant avec certitude que le climat affecte certaines maladies: le paludisme, par exemple, se d\u00e9veloppe bien dans les r\u00e9gions les plus chaudes, non seulement \u00e0 cause des moustiques qui le portent, mais aussi parce que, chaque degr\u00e9 de temp\u00e9rature augmentant, le parasite en reproduit dix. fois plus vite. C&#39;est l&#39;une des raisons pour lesquelles la Banque mondiale estime que, d&#39;ici 2050, 5,2 milliards de personnes compteront avec.<\/p>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq5h2000r3d5scbkbiymx@published\" data-word-count=\"7\"><em>Un smog mort qui \u00e9touffe des millions de personnes.<\/em><\/p>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/ad\/instances\/cjkis4ipy000r4p6t4qjjn62a@published\" data-placeholder=\"settings\" class=\"ad vp-0-600\" data-name=\"\/4088\/Intelligencer_Mobile\" data- data-label=\"inArticleMobile\" data-site=\"Intelligencer\" id=\"ad-cid-cMOKb1aM\"\/>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq5jk000t3d5slhafu9vy@published\" data-word-count=\"60\">Nos poumons ont besoin d&#39;oxyg\u00e8ne, mais ce n&#39;est qu&#39;une fraction de ce que nous respirons. La fraction de dioxyde de carbone augmente: elle d\u00e9passe juste 400 parties par million, et les estimations les plus \u00e9lev\u00e9es extrapolant \u00e0 partir des tendances actuelles sugg\u00e8rent qu\u2019elle atteindra 1 000 ppm d\u2019ici 2100. \u00c0 cette concentration, par rapport \u00e0 l\u2019air que nous respirons maintenant, la capacit\u00e9 cognitive humaine diminue. de 21 pour cent.<\/p>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/ad\/instances\/cj4u5jzx8000gosy6q6jalhqt@published\" data-placeholder=\"settings\" class=\"ad vp-600-1024\" data-name=\"\/4088\/Intelligencer\" data- data-label=\"inArticleTablet\" data-site=\"Intelligencer\" id=\"ad-cid-YGmacpyq\"\/>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq5jw000u3d5sdcx7wajq@published\" data-word-count=\"115\">D&#39;autres \u00e9l\u00e9ments dans l&#39;air chaud sont encore plus effrayants, avec de petites augmentations de pollution capables de r\u00e9duire la dur\u00e9e de vie de dix ans. Plus la plan\u00e8te se r\u00e9chauffe, plus il y a de formes d&#39;ozone et, d&#39;ici le milieu du si\u00e8cle, les Am\u00e9ricains subiront probablement une augmentation de 70% du smog malsain caus\u00e9 par l&#39;ozone, selon les pr\u00e9visions du Centre national de recherche sur l&#39;atmosph\u00e8re. D&#39;ici 2090, 2 milliards de personnes dans le monde respireront au-dessus du niveau \u00absans danger\u00bb de l&#39;OMS. Selon un article publi\u00e9 le mois dernier, entre autres effets, l\u2019exposition d\u2019une m\u00e8re enceinte \u00e0 l\u2019ozone augmentait le risque d\u2019autisme chez l\u2019enfant (jusqu\u2019\u00e0 dix fois plus, combin\u00e9 \u00e0 d\u2019autres facteurs environnementaux). Ce qui vous fait penser encore \u00e0 l&#39;\u00e9pid\u00e9mie d&#39;autisme \u00e0 West Hollywood.<\/p>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq5kx000v3d5s7cart75l@published\" data-word-count=\"199\">D\u00e9j\u00e0, plus de 10 000 personnes meurent chaque jour des petites particules \u00e9mises par la combustion de combustibles fossiles; Chaque ann\u00e9e, 339 000 personnes meurent des suites d\u2019une fum\u00e9e de chemin\u00e9e, en partie \u00e0 cause de la prolongation de la saison des feux de for\u00eat (aux \u00c9tats-Unis, elle a augment\u00e9 de 78 jours depuis 1970). Selon le service forestier am\u00e9ricain, d\u2019ici \u00e0 2050, les feux de for\u00eat seront deux fois plus destructeurs qu\u2019aujourd\u2019hui; \u00e0 certains endroits, la superficie br\u00fbl\u00e9e pourrait \u00eatre multipli\u00e9e par cinq. Ce qui inqui\u00e8te encore plus les gens, c&#39;est l&#39;effet que cela aurait sur les \u00e9missions, en particulier lorsque les incendies ravagent les for\u00eats n\u00e9es de la tourbe. Les incendies de tourbi\u00e8res en Indon\u00e9sie en 1997, par exemple, ont augment\u00e9 les \u00e9missions de CO2 dans le monde de pr\u00e8s de 40%, et plus de br\u00fblure signifie seulement plus de r\u00e9chauffement signifie seulement plus de br\u00fblage. Il existe \u00e9galement la possibilit\u00e9 terrifiante que des for\u00eats pluviales telles que l\u2019Amazonie, qui a connu sa deuxi\u00e8me \u00abs\u00e9cheresse centenaire\u00bb en 2010, en cinq ans, se soient suffisamment ass\u00e9ch\u00e9es pour devenir vuln\u00e9rables \u00e0 ce type de feux de for\u00eat d\u00e9vastateurs et d\u00e9vastateurs &#8211; non seulement expulserait d\u2019\u00e9normes quantit\u00e9s de carbone dans l\u2019atmosph\u00e8re, mais r\u00e9duirait \u00e9galement la taille de la for\u00eat. C\u2019est particuli\u00e8rement grave, car l\u2019Amazonie fournit \u00e0 elle seule 20% de notre oxyg\u00e8ne.<\/p>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/ad\/instances\/cjkis4ipy000r4p6t4qjjn62a@published\" data-placeholder=\"settings\" class=\"ad vp-0-600\" data-name=\"\/4088\/Intelligencer_Mobile\" data- data-label=\"inArticleMobile\" data-site=\"Intelligencer\" id=\"ad-cid-UmUuORKG\"\/>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/ad\/instances\/cj4u5jzx8000gosy6q6jalhqt@published\" data-placeholder=\"settings\" class=\"ad vp-600-1024\" data-name=\"\/4088\/Intelligencer\" data- data-label=\"inArticleTablet\" data-site=\"Intelligencer\" id=\"ad-cid-E8p4Zr6l\"\/>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq5ky000w3d5sj6krkm2s@published\" data-word-count=\"132\">Ensuite, il y a les formes de pollution les plus famili\u00e8res. En 2013, la fonte des glaces de l\u2019Arctique a transform\u00e9 les conditions m\u00e9t\u00e9orologiques en Asie, privant la Chine industrielle des syst\u00e8mes de ventilation naturelle dont elle d\u00e9pendait d\u00e9sormais, qui recouvrait une grande partie du nord du pays d\u2019un smog irrespirable. Litt\u00e9ralement irrespirable. Une m\u00e9trique appel\u00e9e Indice de qualit\u00e9 de l&#39;air classe les risques et les plafonds entre 301 et 500, en avertissant de \u00abl&#39;aggravation grave des maladies cardiaques ou pulmonaires et de la mortalit\u00e9 pr\u00e9matur\u00e9e chez les personnes atteintes de maladie cardiopulmonaire et les personnes \u00e2g\u00e9es\u00bb et, pour toutes les autres, \u00abRisque grave d&#39;effets respiratoires\u00bb; \u00e0 ce niveau, \u00abtout le monde devrait \u00e9viter tout effort en plein air\u00bb. La \u00abloi a\u00e9rienne\u00bb chinoise de 2013 a culmin\u00e9 \u00e0 un indice de qualit\u00e9 de l&#39;air de plus de 800. Cette ann\u00e9e-l\u00e0, le smog \u00e9tait responsable du tiers des d\u00e9c\u00e8s dans le pays.<\/p>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq5ns000x3d5s6jy5qcb6@published\" data-word-count=\"5\"><em>La violence s&#39;est transform\u00e9e en chaleur.<\/em><\/p>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq5p1000y3d5s9ilhbl9y@published\" data-word-count=\"132\">Les climatologues font tr\u00e8s attention quand ils parlent de la Syrie. Ils veulent que vous sachiez que m\u00eame si le changement climatique a provoqu\u00e9 une s\u00e9cheresse qui a contribu\u00e9 \u00e0 la guerre civile, il n\u2019est pas tout \u00e0 fait juste de dire que le conflit est le r\u00e9sultat du r\u00e9chauffement; \u00e0 c\u00f4t\u00e9, par exemple, le Liban a connu les m\u00eames mauvaises r\u00e9coltes. Mais des chercheurs comme Marshall Burke et Solomon Hsiang ont r\u00e9ussi \u00e0 quantifier certaines des relations non \u00e9videntes entre la temp\u00e9rature et la violence: pour chaque demi-degr\u00e9 de r\u00e9chauffement, les soci\u00e9t\u00e9s verront une augmentation de 10 \u00e0 20% de la probabilit\u00e9 de conflit. En science du climat, rien n\u2019est simple, mais l\u2019arithm\u00e9tique est d\u00e9chirante: une plan\u00e8te plus chaude de cinq degr\u00e9s aurait au moins la moiti\u00e9 de la moiti\u00e9 des guerres d\u2019aujourd\u2019hui. Globalement, les conflits sociaux pourraient plus que doubler au cours de ce si\u00e8cle.<\/p>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/ad\/instances\/cjkis4ipy000r4p6t4qjjn62a@published\" data-placeholder=\"settings\" class=\"ad vp-0-600\" data-name=\"\/4088\/Intelligencer_Mobile\" data- data-label=\"inArticleMobile\" data-site=\"Intelligencer\" id=\"ad-cid-2M7Jx2S7\"\/>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq5p8000z3d5s7h54y73q@published\" data-word-count=\"108\">C\u2019est une des raisons pour lesquelles, comme presque tous les climatologues auxquels j\u2019ai parl\u00e9, l\u2019arm\u00e9e am\u00e9ricaine est obs\u00e9d\u00e9e par le changement climatique: noyer toutes les bases de la marine am\u00e9ricaine en raison de l\u2019\u00e9l\u00e9vation du niveau de la mer est d\u00e9j\u00e0 un probl\u00e8me, mais \u00eatre un policier du monde est une un peu plus difficile lorsque le taux de criminalit\u00e9 double. Bien s\u00fbr, ce n\u2019est pas seulement en Syrie que le climat a contribu\u00e9 aux conflits. Certains supposent que le niveau \u00e9lev\u00e9 de conflits au Moyen-Orient au cours de la derni\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration refl\u00e8te les pressions du r\u00e9chauffement climatique &#8211; hypoth\u00e8se d&#39;autant plus cruelle que le r\u00e9chauffement a commenc\u00e9 \u00e0 s&#39;acc\u00e9l\u00e9rer lorsque le monde industrialis\u00e9 a extrait puis br\u00fbl\u00e9 le p\u00e9trole de la r\u00e9gion.<\/p>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/ad\/instances\/cj4u5jzx8000gosy6q6jalhqt@published\" data-placeholder=\"settings\" class=\"ad vp-600-1024\" data-name=\"\/4088\/Intelligencer\" data- data-label=\"inArticleTablet\" data-site=\"Intelligencer\" id=\"ad-cid-Pv0Hj9D4\"\/>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq5s800103d5sr1ue6zm9@published\" data-word-count=\"117\">Qu&#39;est-ce qui explique la relation entre climat et conflit? Une partie de cela provient de l&#39;agriculture et de l&#39;\u00e9conomie; la migration forc\u00e9e, qui a d\u00e9j\u00e0 atteint un niveau record, compte au moins 65 millions de personnes d\u00e9plac\u00e9es errant sur la plan\u00e8te \u00e0 l&#39;heure actuelle. Mais il y a aussi le simple fait d&#39;irritabilit\u00e9 individuelle. La chaleur augmente les taux de criminalit\u00e9 municipale et les jurons sur les r\u00e9seaux sociaux, et la probabilit\u00e9 qu&#39;un lanceur de la ligue majeure, venant au monticule apr\u00e8s que son co\u00e9quipier ait \u00e9t\u00e9 touch\u00e9 par un lancer, frappera un frappeur adverse en repr\u00e9sailles. Et l\u2019arriv\u00e9e de la climatisation dans les pays d\u00e9velopp\u00e9s, au milieu du si\u00e8cle dernier, n\u2019a gu\u00e8re contribu\u00e9 \u00e0 r\u00e9soudre le probl\u00e8me de la vague de criminalit\u00e9 estivale.<\/p>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq5t800123d5s33ijy8ke@published\" data-word-count=\"6\"><em>Capitalisme d\u00e9moniaque dans un monde \u00e0 moiti\u00e9 plus pauvre.<\/em><\/p>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/ad\/instances\/cjkis4ipy000r4p6t4qjjn62a@published\" data-placeholder=\"settings\" class=\"ad vp-0-600\" data-name=\"\/4088\/Intelligencer_Mobile\" data- data-label=\"inArticleMobile\" data-site=\"Intelligencer\" id=\"ad-cid-Eyoo7mU4\"\/>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq5wj00153d5slnf31qo6@published\" data-word-count=\"192\">Le mantra murmurant du n\u00e9olib\u00e9ralisme mondial, qui a pr\u00e9valu entre la fin de la guerre froide et le d\u00e9but de la grande r\u00e9cession, est que la croissance \u00e9conomique nous sauverait de tout et de rien.<br \/>Mais \u00e0 la suite du krach de 2008, un nombre croissant d&#39;historiens qui \u00e9tudient ce qu&#39;ils appellent le &quot;capitalisme des fossiles&quot; ont commenc\u00e9 \u00e0 sugg\u00e9rer que toute l&#39;histoire de la croissance \u00e9conomique rapide, qui a d\u00e9but\u00e9 de mani\u00e8re soudaine au 18\u00e8me si\u00e8cle, n&#39;est pas le r\u00e9sultat de l&#39;innovation. ou le commerce ou la dynamique du capitalisme mondial, mais simplement notre d\u00e9couverte des combustibles fossiles et de toute leur puissance brute &#8211; une injection unique de nouvelle \u00abvaleur\u00bb dans un syst\u00e8me qui \u00e9tait auparavant caract\u00e9ris\u00e9 par une vie de subsistance mondiale. Avant les combustibles fossiles, personne ne vivait mieux que ses parents, ses grands-parents ou ses anc\u00eatres depuis 500 ans, except\u00e9 au lendemain d\u2019une grande peste comme la peste noire, qui a permis aux survivants de d\u00e9vorer les ressources lib\u00e9r\u00e9es par les fosses communes. Ces \u00e9rudits sugg\u00e8rent que, une fois que nous aurons br\u00fbl\u00e9 tous les combustibles fossiles, nous allons peut-\u00eatre revenir \u00e0 une \u00e9conomie mondiale &quot;en \u00e9quilibre&quot;. Bien s\u00fbr, cette injection unique a un co\u00fbt d\u00e9vastateur \u00e0 long terme: le changement climatique.<\/p>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/ad\/instances\/cj4u5jzx8000gosy6q6jalhqt@published\" data-placeholder=\"settings\" class=\"ad vp-600-1024\" data-name=\"\/4088\/Intelligencer\" data- data-label=\"inArticleTablet\" data-site=\"Intelligencer\" id=\"ad-cid-M7zMg3yi\"\/>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq640001d3d5sf7m2uksv@published\" data-word-count=\"193\">Les recherches les plus int\u00e9ressantes sur l&#39;\u00e9conomie du r\u00e9chauffement proviennent \u00e9galement de Hsiang et de ses coll\u00e8gues, qui ne sont pas des historiens du capitalisme des fossiles, mais qui proposent une analyse tr\u00e8s sombre: Chaque degr\u00e9 de r\u00e9chauffement co\u00fbte en moyenne 1,2% du PIB. (un nombre \u00e9norme, si l\u2019on consid\u00e8re que nous comptons la croissance \u00e0 faible chiffre comme \u00abforte\u00bb). C\u2019est un travail remarquable sur le terrain, et leur projection m\u00e9diane pr\u00e9voit une perte de 23% de gains par habitant \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale d\u2019ici la fin du si\u00e8cle (r\u00e9sultant des changements survenus dans l\u2019agriculture, la criminalit\u00e9, les temp\u00eates, l\u2019\u00e9nergie, la mortalit\u00e9 et le travail).<br \/>Il est encore plus difficile de retracer la forme de la courbe de probabilit\u00e9: il y a 12% de chances que le changement climatique r\u00e9duise la production mondiale de plus de 50% d&#39;ici 2100, et 51% de r\u00e9duction du PIB par habitant de 20% ou plus. plus d&#39;ici l\u00e0, sauf si les \u00e9missions diminuent. En comparaison, la Grande R\u00e9cession a fait baisser le PIB mondial d\u2019environ 6%, \u00e0 la suite d\u2019un choc; Hsiang et ses coll\u00e8gues estiment qu&#39;il est huit fois plus grave qu&#39;un effet irr\u00e9versible persistant sur une p\u00e9riode de huit.<\/p>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/ad\/instances\/cjkis4ipy000r4p6t4qjjn62a@published\" data-placeholder=\"settings\" class=\"ad vp-0-600\" data-name=\"\/4088\/Intelligencer_Mobile\" data- data-label=\"inArticleMobile\" data-site=\"Intelligencer\" id=\"ad-cid-DOYkK0RA\"\/>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq5xr00163d5seqoa2qcv@published\" data-word-count=\"118\">L\u2019ampleur de cette d\u00e9vastation \u00e9conomique est difficile \u00e0 comprendre, mais vous pouvez commencer par imaginer \u00e0 quoi ressemblerait le monde d\u2019aujourd\u2019hui avec une \u00e9conomie deux fois plus grande, produisant seulement la moiti\u00e9 de la valeur et ne produisant que la moiti\u00e9 de la valeur le monde. Cela fait penser que l\u2019\u00e9chouement de vols en provenance de Phoenix, frapp\u00e9e par la chaleur, le mois dernier, a l\u2019air de path\u00e9tiques petites pommes de terre \u00e9conomiques. Et, entre autres choses, l&#39;id\u00e9e de remettre \u00e0 plus tard l&#39;action gouvernementale en mati\u00e8re de r\u00e9duction des \u00e9missions et de ne compter que sur la croissance et la technologie pour r\u00e9soudre le probl\u00e8me devient un calcul absurde.<br \/>N&#39;oubliez pas que chaque billet aller-retour sur un vol New York-Londres co\u00fbte \u00e0 l&#39;Arctique trois m\u00e8tres carr\u00e9s de glace suppl\u00e9mentaires.<\/p>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/ad\/instances\/cj4u5jzx8000gosy6q6jalhqt@published\" data-placeholder=\"settings\" class=\"ad vp-600-1024\" data-name=\"\/4088\/Intelligencer\" data- data-label=\"inArticleTablet\" data-site=\"Intelligencer\" id=\"ad-cid-fZ1NcMhV\"\/>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq5y400183d5s5eawiuia@published\" data-word-count=\"6\"><em>Le sulfure jaillit de la c\u00f4te squelettique.<\/em><\/p>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq61800193d5sit5gwkjr@published\" data-word-count=\"97\">Que la mer devienne un tueur est une donn\u00e9e. \u00c0 moins d\u2019une r\u00e9duction radicale des \u00e9missions, nous verrons au moins quatre pieds d\u2019\u00e9l\u00e9vation du niveau de la mer, voire dix d\u2019ici \u00e0 la fin du si\u00e8cle. Un tiers des grandes villes du monde se trouvent sur la c\u00f4te, sans oublier ses centrales \u00e9lectriques, ses ports, ses bases navales, ses terres agricoles, ses p\u00eacheries, ses deltas de rivi\u00e8res, ses marais et ses empires de rizi\u00e8res. M\u00eame ceux de plus de dix pieds inondables beaucoup plus facilement. , et beaucoup plus r\u00e9guli\u00e8rement, si l\u2019eau monte aussi haut. Au moins 600 millions de personnes vivent aujourd&#39;hui \u00e0 moins de dix m\u00e8tres du niveau de la mer.<\/p>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/ad\/instances\/cjkis4ipy000r4p6t4qjjn62a@published\" data-placeholder=\"settings\" class=\"ad vp-0-600\" data-name=\"\/4088\/Intelligencer_Mobile\" data- data-label=\"inArticleMobile\" data-site=\"Intelligencer\" id=\"ad-cid-hDuTMZFs\"\/>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq62e001a3d5su4z5jhw8@published\" data-word-count=\"195\">Mais la noyade de ces patries n&#39;est que le d\u00e9but. \u00c0 l\u2019heure actuelle, plus d\u2019un tiers du carbone de la plan\u00e8te est aspir\u00e9 par les oc\u00e9ans &#8211; Dieu merci, sinon nous aurions d\u00e9j\u00e0 ce r\u00e9chauffement beaucoup plus important. Mais le r\u00e9sultat est ce que l\u2019on appelle \u00abl\u2019acidification des oc\u00e9ans\u00bb, ce qui, \u00e0 lui seul, peut ajouter un demi degr\u00e9 au r\u00e9chauffement de ce si\u00e8cle. Il est \u00e9galement en train de br\u00fbler dans les bassins d\u2019eau de la plan\u00e8te &#8211; vous vous en souvenez peut-\u00eatre comme l\u2019endroit o\u00f9 la vie est n\u00e9e. You have probably heard of \u201ccoral bleaching\u201d \u2014 that is, coral dying \u2014 which is very bad news, because reefs support as much as a quarter of all marine life and supply food for half a billion people. Ocean acidification will fry fish populations directly, too, though scientists aren\u2019t yet sure how to predict the effects on the stuff we haul out of the ocean to eat; they do know that in acid waters, oysters and mussels will struggle to grow their shells, and that when the pH of human blood drops as much as the oceans\u2019 pH has over the past generation, it induces seizures, comas, and sudden death.<\/p>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/ad\/instances\/cj4u5jzx8000gosy6q6jalhqt@published\" data-placeholder=\"settings\" class=\"ad vp-600-1024\" data-name=\"\/4088\/Intelligencer\" data- data-label=\"inArticleTablet\" data-site=\"Intelligencer\" id=\"ad-cid-1mTm8lgf\"\/>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq62s001b3d5ssjwrvioq@published\" data-word-count=\"262\">That isn\u2019t all that ocean acidification can do. Carbon absorption can initiate a feedback loop in which underoxygenated waters breed different kinds of microbes that turn the water still more \u201canoxic,\u201d first in deep ocean \u201cdead zones,\u201d then gradually up toward the surface. There, the small fish die out, unable to breathe, which means oxygen-eating bacteria thrive, and the feedback loop doubles back. This process, in which dead zones grow like cancers, choking off marine life and wiping out fisheries, is already quite advanced in parts of the Gulf of Mexico and just off Namibia, where hydrogen sulfide is bubbling out of the sea along a thousand-mile stretch of land known as the \u201cSkeleton Coast.\u201d The name originally referred to the detritus of the whaling industry, but today it\u2019s more apt than ever. Hydrogen sulfide is so toxic that evolution has trained us to recognize the tiniest, safest traces of it, which is why our noses are so exquisitely skilled at registering flatulence. Hydrogen sulfide is also the thing that finally did us in that time 97 percent of all life on Earth died, once all the feedback loops had been triggered and the circulating jet streams of a warmed ocean ground to a halt \u2014 it\u2019s the planet\u2019s preferred gas for a natural holocaust. Gradually, the ocean\u2019s dead zones spread, killing off marine species that had dominated the oceans for hundreds of millions of years, and the gas the inert waters gave off into the atmosphere poisoned everything on land. Plants, too. It was millions of years before the oceans recovered.<\/p>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/ad\/instances\/cjkis4ipy000r4p6t4qjjn62a@published\" data-placeholder=\"settings\" class=\"ad vp-0-600\" data-name=\"\/4088\/Intelligencer_Mobile\" data- data-label=\"inArticleMobile\" data-site=\"Intelligencer\" id=\"ad-cid-R1ucpOhR\"\/>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq66f001e3d5sfzky10yp@published\" data-word-count=\"5\"><em>Our present eeriness cannot last.<\/em><\/p>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq67t001f3d5s0k81vkma@published\" data-word-count=\"167\">So why can\u2019t we see it? In his recent book-length essay <em>The Great Derangement<\/em><em>,<\/em> the Indian novelist Amitav Ghosh wonders why global warming and natural disaster haven\u2019t become major subjects of contemporary fiction \u2014 why we don\u2019t seem able to imagine climate catastrophe, and why we haven\u2019t yet had a spate of novels in the genre he basically imagines into half-existence and names \u201cthe environmental uncanny.\u201d \u201cConsider, for example, the stories that congeal around questions like, \u2018Where were you when the Berlin Wall fell?\u2019 or \u2018Where were you on 9\/11?\u2019\u2005\u201d he writes. \u201cWill it ever be possible to ask, in the same vein, \u2018Where were you at 400 ppm?\u2019 or \u2018Where were you when the Larsen B ice shelf broke up?\u2019\u2005\u201d His answer: Probably not, because the dilemmas and dramas of climate change are simply incompatible with the kinds of stories we tell ourselves about ourselves, especially in novels, which tend to emphasize the journey of an individual conscience rather than the poisonous miasma of social fate.<\/p>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/ad\/instances\/cj4u5jzx8000gosy6q6jalhqt@published\" data-placeholder=\"settings\" class=\"ad vp-600-1024\" data-name=\"\/4088\/Intelligencer\" data- data-label=\"inArticleTablet\" data-site=\"Intelligencer\" id=\"ad-cid-kop9zWF5\"\/>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq686001g3d5sm1b4ss1j@published\" data-word-count=\"221\">Surely this blindness will not last \u2014 the world we are about to inhabit will not permit it. In a six-degree-warmer world, the Earth\u2019s ecosystem will boil with so many natural disasters that we will just start calling them \u201cweather\u201d: a constant swarm of out-of-control typhoons and tornadoes and floods and droughts, the planet assaulted regularly with climate events that not so long ago destroyed whole civilizations. The strongest hurricanes will come more often, and we\u2019ll have to invent new categories with which to describe them; tornadoes will grow longer and wider and strike much more frequently, and hail rocks will quadruple in size. Humans used to watch the weather to prophesy the future; going forward, we will see in its wrath the vengeance of the past. Early naturalists talked often about \u201cdeep time\u201d \u2014 the perception they had, contemplating the grandeur of this valley or that rock basin, of the profound slowness of nature. What lies in store for us is more like what the Victorian anthropologists identified as \u201cdreamtime,\u201d or \u201ceverywhen\u201d: the semi-mythical experience, described by Aboriginal Australians, of encountering, in the present moment, an out-of-time past, when ancestors, heroes, and demigods crowded an epic stage. You can find it already watching footage of an iceberg collapsing into the sea \u2014 a feeling of history happening all at once.<\/p>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/ad\/instances\/cjkis4ipy000r4p6t4qjjn62a@published\" data-placeholder=\"settings\" class=\"ad vp-0-600\" data-name=\"\/4088\/Intelligencer_Mobile\" data- data-label=\"inArticleMobile\" data-site=\"Intelligencer\" id=\"ad-cid-78qMicN8\"\/>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq68d001h3d5sof1p8iol@published\" data-word-count=\"248\">Il est. Many people perceive climate change as a sort of moral and economic debt, accumulated since the beginning of the Industrial Revolution and now come due after several centuries \u2014 a helpful perspective, in a way, since it is the carbon-burning processes that began in 18th-century England that lit the fuse of everything that followed. But more than half of the carbon humanity has exhaled into the atmosphere in its entire history has been emitted in just the past three decades; since the end of World War II, the figure is 85 percent. Which means that, in the length of a single generation, global warming has brought us to the brink of planetary catastrophe, and that the story of the industrial world\u2019s kamikaze mission is also the story of a single lifetime. My father\u2019s, for instance: born in 1938, among his first memories the news of Pearl Harbor and the mythic Air Force of the propaganda films that followed, films that doubled as advertisements for imperial-American industrial might; and among his last memories the coverage of the desperate signing of the Paris climate accords on cable news, ten weeks before he died of lung cancer last July. Or my mother\u2019s: born in 1945, to German Jews fleeing the smokestacks through which their relatives were incinerated, now enjoying her 72nd year in an American commodity paradise, a paradise supported by the supply chains of an industrialized developing world. She has been smoking for 57 of those years, unfiltered.<\/p>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/ad\/instances\/cj4u5jzx8000gosy6q6jalhqt@published\" data-placeholder=\"settings\" class=\"ad vp-600-1024\" data-name=\"\/4088\/Intelligencer\" data- data-label=\"inArticleTablet\" data-site=\"Intelligencer\" id=\"ad-cid-4O3x3yQm\"\/>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq69p001i3d5sopd24rjb@published\" data-word-count=\"260\">Or the scientists\u2019. Some of the men who first identified a changing climate (and given the generation, those who became famous were men) are still alive; a few are even still working. Wally Broecker is 84 years old and drives to work at the Lamont-Doherty Earth Observatory across the Hudson every day from the Upper West Side. Like most of those who first raised the alarm, he believes that no amount of emissions reduction alone can meaningfully help avoid disaster. Instead, he puts his faith in carbon capture \u2014 untested technology to extract carbon dioxide from the atmosphere, which Broecker estimates will cost at least several trillion dollars \u2014 and various forms of \u201cgeoengineering,\u201d the catchall name for a variety of moon-shot technologies far-fetched enough that many climate scientists prefer to regard them as dreams, or nightmares, from science fiction. He is especially focused on what\u2019s called the aerosol approach \u2014 dispersing so much sulfur dioxide into the atmosphere that when it converts to sulfuric acid, it will cloud a fifth of the horizon and reflect back 2 percent of the sun\u2019s rays, buying the planet at least a little wiggle room, heat-wise. \u201cOf course, that would make our sunsets very red, would bleach the sky, would make more acid rain,\u201d he says. \u201cBut you have to look at the magnitude of the problem. You got to watch that you don\u2019t say the giant problem shouldn\u2019t be solved because the solution causes some smaller problems.\u201d He won\u2019t be around to see that, he told me. \u201cBut in your lifetime \u2026\u201d<\/p>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/ad\/instances\/cjkis4ipy000r4p6t4qjjn62a@published\" data-placeholder=\"settings\" class=\"ad vp-0-600\" data-name=\"\/4088\/Intelligencer_Mobile\" data- data-label=\"inArticleMobile\" data-site=\"Intelligencer\" id=\"ad-cid-dhi9Mgis\"\/>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq6c6001j3d5sshr6qdnx@published\" data-word-count=\"177\">Jim Hansen is another member of this godfather generation. Born in 1941, he became a climatologist at the University of Iowa, developed the groundbreaking \u201cZero Model\u201d for projecting climate change, and later became the head of climate research at NASA, only to leave under pressure when, while still a federal employee, he filed a lawsuit against the federal government charging inaction on warming (along the way he got arrested a few times for protesting, too). The lawsuit, which is brought by a collective called Our Children\u2019s Trust and is often described as \u201ckids versus climate change,\u201d is built on an appeal to the equal-protection clause, namely, that in failing to take action on warming, the government is violating it by imposing massive costs on future generations; it is scheduled to be heard this winter in Oregon district court. Hansen has recently given up on solving the climate problem with a carbon tax alone, which had been his preferred approach, and has set about calculating the total cost of the additional measure of extracting carbon from the atmosphere.<\/p>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/related-stories\/instances\/cj51gw19z00003b5tqu6m9vpd@published\" class=\"related-stories\" data-track-type=\"article-list\" data-track-component-title=\"Related Stories\">\n<\/aside>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq6dn001k3d5sikhku5nm@published\" data-word-count=\"115\">Hansen began his career studying Venus, which was once a very Earth-like planet with plenty of life-supporting water before runaway climate change rapidly transformed it into an arid and uninhabitable sphere enveloped in an unbreathable gas; he switched to studying our planet by 30, wondering why he should be squinting across the solar system to explore rapid environmental change when he could see it all around him on the planet he was standing on. \u201cWhen we wrote our first paper on this, in 1981,\u201d he told me, \u201cI remember saying to one of my co-authors, \u2018This is going to be very interesting. Sometime during our careers, we\u2019re going to see these things beginning to happen.\u2019\u2005\u201d<\/p>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/ad\/instances\/cjkis4ipy000r4p6t4qjjn62a@published\" data-placeholder=\"settings\" class=\"ad vp-0-600\" data-name=\"\/4088\/Intelligencer_Mobile\" data- data-label=\"inArticleMobile\" data-site=\"Intelligencer\" id=\"ad-cid-ZO6loTEl\"\/>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/ad\/instances\/cj4u5jzx8000gosy6q6jalhqt@published\" data-placeholder=\"settings\" class=\"ad vp-600-1024\" data-name=\"\/4088\/Intelligencer\" data- data-label=\"inArticleTablet\" data-site=\"Intelligencer\" id=\"ad-cid-jYgZRA0S\"\/>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq6dr001l3d5s27zola1g@published\" data-word-count=\"188\">Several of the scientists I spoke with proposed global warming as the solution to Fermi\u2019s famous paradox, which asks, If the universe is so big, then why haven\u2019t we encountered any other intelligent life in it? The answer, they suggested, is that the natural life span of a civilization may be only several thousand years, and the life span of an industrial civilization perhaps only several hundred. In a universe that is many billions of years old, with star systems separated as much by time as by space, civilizations might emerge and develop and burn themselves up simply too fast to ever find one another. Peter Ward, a charismatic paleontologist among those responsible for discovering that the planet\u2019s mass extinctions were caused by greenhouse gas, calls this the \u201cGreat Filter\u201d: \u201cCivilizations rise, but there\u2019s an environmental filter that causes them to die off again and disappear fairly quickly,\u201d he told me. \u201cIf you look at planet Earth, the filtering we\u2019ve had in the past has been in these mass extinctions.\u201d The mass extinction we are now living through has only just begun; so much more dying is coming.<\/p>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq6e6001m3d5sbs5tl3gl@published\" data-word-count=\"71\">And yet, improbably, Ward is an optimist. So are Broecker and Hansen and many of the other scientists I spoke to. We have not developed much of a religion of meaning around climate change that might comfort us, or give us purpose, in the face of possible annihilation. But climate scientists have a strange kind of faith: We will find a way to forestall radical warming, they say, because we must.<\/p>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq6fj001n3d5s9w8u8fk3@published\" data-word-count=\"270\">It is not easy to know how much to be reassured by that bleak certainty, and how much to wonder whether it is another form of delusion; for global warming to work as parable, of course, someone needs to survive to tell the story. The scientists know that to even meet the Paris goals, by 2050, carbon emissions from energy and industry, which are still rising, will have to fall by half each decade; emissions from land use (deforestation, cow farts, etc.) will have to zero out; and we will need to have invented technologies to extract, annually, twice as much carbon from the atmosphere as the entire planet\u2019s plants now do. Nevertheless, by and large, the scientists have an enormous confidence in the ingenuity of humans \u2014 a confidence perhaps bolstered by their appreciation for climate change, which is, after all, a human invention, too. They point to the Apollo project, the hole in the ozone we patched in the 1980s, the passing of the fear of mutually assured destruction. Now we\u2019ve found a way to engineer our own doomsday, and surely we will find a way to engineer our way out of it, one way or another. The planet is not used to being provoked like this, and climate systems designed to give feedback over centuries or millennia prevent us \u2014 even those who may be watching closely \u2014 from fully imagining the damage done already to the planet. But when we do truly see the world we\u2019ve made, they say, we will also find a way to make it livable. For them, the alternative is simply unimaginable.<\/p>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/ad\/instances\/cjkis4ipy000r4p6t4qjjn62a@published\" data-placeholder=\"settings\" class=\"ad vp-0-600\" data-name=\"\/4088\/Intelligencer_Mobile\" data- data-label=\"inArticleMobile\" data-site=\"Intelligencer\" id=\"ad-cid-zZ6yePQ5\"\/>\n<aside data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/ad\/instances\/cj4u5jzx8000gosy6q6jalhqt@published\" data-placeholder=\"settings\" class=\"ad vp-600-1024\" data-name=\"\/4088\/Intelligencer\" data- data-label=\"inArticleTablet\" data-site=\"Intelligencer\" id=\"ad-cid-IkbQbllh\"\/>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4viq6hr001p3d5sq68lgymp@published\" data-word-count=\"11\"><em>*This article appears in the July 10, 2017, issue of <\/em>New York <em>Magazine.<\/em><\/p>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj4xm3xfn00003j5s0tph3q52@published\" data-word-count=\"57\"><em>*This article has been updated to provide context for the recent news reports about revisions to a satellite data set,<\/em> <em>to more accurately reflect the rate of warming during the\u00a0Paleocene\u2013Eocene Thermal Maximum, to\u00a0clarify a reference to Peter Brannen\u2019s <\/em>The Ends of the World<em>, and to make clear that James Hansen still supports a carbon-tax based approach to emissions.<\/em><\/p>\n<p>\n              <iframe loading=\"lazy\" width=\"100%\" height=\"166\" scrolling=\"no\" frameborder=\"no\" src=\"https:\/\/w.soundcloud.com\/player\/?url=https%3A\/\/api.soundcloud.com\/tracks\/346476789&#038;color=ff5500&#038;auto_play=false&#038;hide_related=false&#038;show_comments=true&#038;show_user=true&#038;show_reposts=false&#038;show_teaser=true\"><\/iframe>\n        <\/p>\n<p class=\"clay-paragraph\" data-editable=\"text\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/clay-paragraph\/instances\/cj8w4gu3c00043b5xq7afw5vd@published\" data-word-count=\"20\"><em>Listen to this story and more features from <\/em>New York<em> and other magazines: <\/em><strong><em>Download the Audm app for your iPhone.<\/em><\/strong><\/p>\n<aside class=\"single-related-story\" data-uri=\"nymag.com\/intelligencer\/_components\/single-related-story\/instances\/cj545f95o00063b5tgcaeon7o@published\" data-editable=\"url\" data-track-type=\"article-list\">\n<h2 class=\"single-related-story-label\">en relation<\/h2>\n<p>            The Uninhabitable Earth, Annotated Edition<\/p>\n<\/aside>\n<\/div>\n<\/pre>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div class=\"mh-excerpt\"><p>Pour lire une version annot\u00e9e de cet article, comprenant des entretiens avec des scientifiques et des liens vers des lectures suppl\u00e9mentaires, cliquez sur ici. 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